Recette Abraham-Louis Perrenoud |
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Feb 12 2011, 05:07 PM
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Tu habites à coté de B. Noël :-) Bon, ben tu lui expliques que ça n'a rien de personnel, c'est uniquement ce qu il écrit.... Le monde est petit ! "D'ailleurs MCD parle de 1794 ou 1797" -----> Tu commences à me faire peur.... Le seul scan que j en ai trouvé, est une page manuscrite très mal écrite, limite torchon... http://www.wormwoodsociety.org/index.php?o...mp;limitstart=3J espere que ça n'a pas été daté comme l'etiquette Perrenod ! Tu n'as pas vu l'original Marc ? Ni David ? Savez vous où il est ce carnet ?
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Feb 13 2011, 10:48 PM
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Puisque l'on est dans les recettes anciennes, je vais me permettre de corriger le livre "L ABSINTHE AU VAL DE TRAVERS : RECHERCHES SUR SES ORIGINES" par Pierre André DELACHAUX, page 18, lorsqu'il explique le problème des quantités d'Absinthe qui sont nettement plus importants sur les recettes début 19èm : Simplement, ces recettes sont écrites en poids frais de plante d Absinthe, et non en poids sec ! Tout simple, et ça nous rapproche tout naturellement des recettes modernes.
Fritz Duval se trompe en 1914, il ne comprend plus la recette de ces aïeux et il cherche une explication fantaisiste. Comme le Brevans de 1920, qui nous redonne la recette de 1816, sans comprendre que l on parle de poids frais, et non sec.
Il faut arrêter de faire de l'histoire de 1800, avec des écrits de 1900 ! Je vous le dis, une recette de 1800, ne se lit pas comme une recette de 1900.....
La recette "l'eau de Mere", si elle est bien datée par un livre de compte, est la plus vielle recette connue, datée avec précision. Pour la recette Perrenod, je suis curieux d en savoir plus sur la datation. Pour la recette Petitpierre, elle est datée au dos ? Postérieurement il semble ? C est discutable.
Mais on est dans un mouchoir de poche. Tout ce que l on trouve entre 1794 ? et 1830 se ressemble, on a déjà dépassé le stade d'élaboration ou de découverte : C est l'époque de la recette ancienne mature.
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Feb 14 2011, 01:01 AM
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Citation Simplement, ces recettes sont écrites en poids frais de plante d Absinthe, et non en poids sec ! Oserais-je te demander, sans me faire engueuler, qu'est-ce qui te permet d'affirmer cela ? As-tu déjà essayé de distiller de l'absinthe fraîche ? - le résultat est catastrophique ! (Pernod faisait sécher la grande deux ans). Sais-tu quel est le rapport de poids entre une troche d'absinthe fraîche coupée dans le champ et la même séchée ? Quatre fois, au moins. Est-ce que les bois étaient distillés ? Est-ce qu'on gardait une partie des bois ? Est-ce qu'on ne prenait que les sommités ? Pour 35 plants récoltés à la mi-juillet 2010, nous avons gardé 1400 grammes de fins bois et de sommités pour 8 kg environ d'absinthe sèche. Si on met plus de 20 grammes de MA grande absinthe du Val-de-Travers par litre d'alcool à 98.11% vol dans l'alambic, on dépasse les 35 mg / kg de thyuone à 53 % vol. dans le produit distillé. La récolte est dans les sachets. Les bois en arrière plan ne représentent qu'une partie de ceux qui ont été écartés.Voilà la matière sèche que nous avons mise en sachet. Sommités et bois fins. En gardant les bois moyens, on en aurait deux fois plus, et sans doute quatre fois plus en conservant tous les bois. Alors, les recette anciennes, absinthe sèche ou fraîche...  Je ne distille pas les bois. Ce sont les feuilles qui donnent le parfum, le bois donne un peu de résine, mais il sent le bois. Et quand il est frais, c'est imbuvable !  Pour le passage 1794? - 1830, je suis de ton avis. On faisait de l'absinthe (une forme d'absinthe) bien avant cette période au Val-de-Travers. Et la démonstration viendra à point. Concernant la recette de Perrenoud / Perrenod / Pernod, écrit à la plume à encre, elle doit se trouver aux Archives de l'Etat de Neuchâtel, et je vais finir par aller la consulter pour en avoir le coeur net. Comme l'ont déjà fait des dizaines d'historiens avant moi et peut-être toi un jour. Archives de la république et canton de Neuchâtel
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Feb 14 2011, 10:19 AM
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Citation (EdouardPerneau @ Feb 13 2011, 01:10 AM)  +1 et peut-etre une photo récente de ce carnet de la recette au lieu d'une photocopie de photocopie Voilà le scan de mon carnet pour un essai d'absinthe féminine qui n'a rien donné. C'était en mai-juin 2009. Dans 200 ans, je ne serai plus là pour commenter ce qu'en diront les spécialistes de l'absinthe. Mais on va bien se marrer, là haut, avec Abraham Louis Perrnod...
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Feb 14 2011, 10:34 AM
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Citation (Muse De France @ Feb 12 2011, 09:41 PM)  Ouaips, ça ne ressemble pas à une recette super secrète et commercialement intéressante. On dirait que c'est recopié sur un quoi de table, dans une tavernes, entre 2 verres d'Absinthe ! J aimerai bien voir la tête du carnet..... Tu vas aux archives de l'Etat de Neuchâtel. Voici ce qu'en dit l'historien.  Pour en savoir plus sur Petitpierre, voir ici: Pourquoi Petitpierre quitte Couvet pour s'installer à Morat (second article en pied de page)
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Feb 14 2011, 12:23 PM
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Citation (duvallon @ Feb 14 2011, 02:01 AM)  Citation Simplement, ces recettes sont écrites en poids frais de plante d Absinthe, et non en poids sec ! Oserais-je te demander, sans me faire engueuler, qu'est-ce qui te permet d'affirmer cela ? Bonjour la réputation.... 1/ L'équivalent du Duplais 18èm Français, te dis que l'on mesure en "poignés" de plantes et non en poids, pour avoir une quantité similaire que l'on utilise du sec ou du frais. La possibilité d'utiliser du frais est donc ouverte au 18èm. 2/ Si tu ramènes les premières recettes en poids ethanol utilisé, tu t aperçois facilement qu il y a un écart énorme entre la quantité d'Absinthe utilisé au début 19èm et la fin 19èm. 3/ Les recettes du début 19èm sont à l'origine d'une mode de consommation de l'Absinthe sur Paris vers 1800. Plusieurs hypothèses, qui peuvent se cumuler : - Les Français, lors de l'occupation de la Suisse découvrent le produit et le ramène sur Paris ? - Et / Ou les extraits d'Absinthe étaient au départ un médicament aidant à la digestion (fin 18èm) utilisés au cours des repas et "prescrit" par les medecins de l'époque (un medecin en parle dans un texte vers 1830), et le médicament devient tellement systématique au cours des repas, qu'il en devient une habitude, puis une mode dans la haute société. Il est vrai que lorsque tu regardes un menu fin 18èm/ début 19èm, il valait mieux avoir un support aidant à la digestion ou à la mise en appétit ! - Peut être même que l'occupation de la Suisse rend le produit Suisse populaire (comme l'intêret qu'il y aura pour l'Egypte lors de son occupation un peu plus tard) -----> Les gastronomes du début 19èm ne sont pas plus idiots que ceux de maintenant. Si il y a eu une mode sur le produit vers 1800, il y a eu une raison. ça devait être quelque chose du surprenant, d'interessant, même pour un buveur novice, qui essaye pour la première fois. On est sans doute loin du produit qui s'est pris une gamelle sur les USA récemment ! Le produit dont Dubied parle vers 1798, vendu en petites bouteilles a dû existé, et peut être est ce le fameux médicament devenu boisson d'agrément. (Mais surement avant 1798 !) On utilise déjà le vin d'Absinthe depuis longtemps, peut être que l idée des Suisses du départ a été de faire un extrait à couper avec du vin lorsque l'on en a besoin, facile à transporter, facile à utiliser. Je vous rappelle que les Suisses coté Alpins étaient les Herboristes de l'Europe pour les plantes médicinales de montagne. Tout ça pour dire que si on utilise la recette en poids sec et que cela donne un produit pas agréable, il y a forcement fausse route ! 4/ C est écrit dans un livre de 1831 que je possède, la deuxième édition de l ancêtre des manuels RORET ! :-) Un autre détail important : il est fortement probable que l'on ne rentrait pas la macération avec les plantes dans l'alambic, mais uniquement la macération grossièrement filtrée Autre détail important : Ces premières Absinthes étaient sans doute faites avec des plantes de montagne (origine médicaments Alpins Suisse), et sans doute avec les fameux Génépis. Le problème est que l'on peut avoir des Génépis aujourd hui, mais qui ont fortement mutés à force de selections / J en ai parlé avec de gros Herboristes Français.... pas certain que l on puisse jamais retrouver les plantes d'origine......
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Feb 14 2011, 08:09 PM
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Citation (duvallon @ Feb 14 2011, 02:01 AM)  Citation Simplement, ces recettes sont écrites en poids frais de plante d Absinthe, et non en poids sec ! Sais-tu quel est le rapport de poids entre une troche d'absinthe fraîche coupée dans le champ et la même séchée ? Quatre fois, au moins. Est-ce que les bois étaient distillés ? Est-ce qu'on gardait une partie des bois ? Est-ce qu'on ne prenait que les sommités ? Pour 35 plants récoltés à la mi-juillet 2010, nous avons gardé 1400 grammes de fins bois et de sommités pour 8 kg environ d'absinthe sèche. Si on met plus de 20 grammes de MA grande absinthe du Val-de-Travers par litre d'alcool à 98.11% vol dans l'alambic, on dépasse les 35 mg / kg de thyuone à 53 % vol. dans le produit distillé. Je viens de mettre en macération la recette 1816, en prenant un poids sec /3.33 par rapport au poids indiqué (frais). J'ai pris 3.33 comme diviseur, d'après une donnée de MC Delahaye dans son livre sur le Génépi. (Elle dit que 1Kg de Génépi frais donne 300gr de sec). Je remarque, que physiquement, la macération n'aurait jamais accepté un volume supérieur (à moins de pulvériser les plantes !). Par contre, je n ai aucune idée du taux du Thujone sur lequel je me dirige, et te lire, je vais être avec un taux record du monde ! Comme toi, j enleve les bois.... mais je pense qu'au 18em, début 19, on laissait les bois. (Evaluation du poids en prenant des poignées de plante dans sa longueur, implique de laisser le bois, je pense.) Peut être que si tu ne rentres pas le bois dans la curcubite, ça peut résoudre le problème... à voir ? Tu ramasses des génépis ?
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