Recette Abraham-Louis Perrenoud |
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Feb 14 2011, 10:25 PM
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Citation Tu ramasses des génépis ? Le génépi est une plante protégée en Suisse. Le génépi - ce qu'il en reste - ne pousse que dans les Alpes. Le Val-de-Travers est dans la chaîne du Jura, à 750 m. d'altitude. Pour ton absinthe, tu feras éclater le taux de thuyone si tu utilises de l'absinthe de Pontarlier (Grange-Narboz) ou celle de la Montagne de Travers. Les absinthes qui poussent en plaine sont moins parfumées, donc beaucoup moins fortes en thuyone. C'est la thuyone qui donne le parfum. L'amer, c'est de l'absinthine, pour les tisanes d'absinthe. voir ici un texte intéressant sur la culture de l'absinthe:Le cultivateur de Grange Narboz / Pontarlier vend de l'absinthe au sac. Tu peux le contacter ici:Résumé des articles sur la culture de l'absinthe
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Feb 15 2011, 10:10 AM
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Citation (Muse De France @ Feb 15 2011, 08:58 AM)  Une question pour Mr Duvallon : Que penses tu de l'estimation du "pot" dans le livre "L ABSINTHE AU VAL DE TRAVERS : RECHERCHES SUR SES ORIGINES" par Pierre André DELACHAUX ? C est une donnée très importante, mais je rencontre plusieurs théories sur la valeur de ce "pot" .....
Quand à la définition de l'eau de vie à cette époque, je pense que c est un alcool répondant à l'épreuve de Hollande, soit du 45 ou 50% Gay Lussac actuel. L'eau de vie, faut penser Brandy, pas marc. Pour le pot, c'est tout simple: voir mon siteCitation Le pot de Neuchâtel répond exactement à 96 pouces cubes de France. 21 pots font 40 Mitres de France. Le pot se divise en demi - pot, tiers et quart de pot. 8 pots font un brochet, 16 pots un setier, 20 pots une brande. Le muid est de 192 pots, soit 12 setiers, soit cinq fois 38 2/5 pots, produit en moût d'une gerle de vendange. La bosse est de 480 pots. Pour les matières sèches, le pot se divise comme pour les liquides, excepté que le tiers s'appelle Capet.
8 pots font une émine, 8 émines un fac et 3 facs un muid... qui est aussi de 192 pots. Mais en style de cens foncier le copet est un pot et le setier au Landeron est de 8 pots.
L'émine pour l'avoine contient 8 picotins ou 8 pots 1/3. Le picotin est donc un peu plus grand que le pot ordinaire.
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Feb 15 2011, 11:49 AM
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Citation (duvallon @ Feb 15 2011, 11:10 AM)  Citation (Muse De France @ Feb 15 2011, 08:58 AM)  Une question pour Mr Duvallon : Que penses tu de l'estimation du "pot" dans le livre "L ABSINTHE AU VAL DE TRAVERS : RECHERCHES SUR SES ORIGINES" par Pierre André DELACHAUX ? C est une donnée très importante, mais je rencontre plusieurs théories sur la valeur de ce "pot" .....
Quand à la définition de l'eau de vie à cette époque, je pense que c est un alcool répondant à l'épreuve de Hollande, soit du 45 ou 50% Gay Lussac actuel. L'eau de vie, faut penser Brandy, pas marc. Pour le pot, c'est tout simple: voir mon siteQuelle différence fais tu entre Brandy et Eau de vie ? Pour moi, c est la même chose, dans 2 langues différentes, non ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Brandy_(alcool)Tu penses à quoi en parlant de Marc ? Que l eau de vie de l'époque n'est pas un alcool de raisin ? Pour le "pot", tu confirmes donc les 1,904 litres.... http://books.google.fr/books?id=akFZv50Unk...sse&f=falsepage 256 Cela veut dire que les recettes édités en France en 1816 et 1831 sont fausses au niveau de la conversion de quantités alcool. Et cela rend les recettes manuscrites (tel que l'eau de Mere de 1806) très proche des recettes fin 19èm. Elles semblent déjà complètement matures..... L'origine de l'Absinthe doit remonter à bien plus loin que 1797 ! Je me pose une autre question : Si l'origine de l'Absinthe est à trouver dans des médicaments anciens, des médicaments fabriqués à partir de plantes de montagne, tel que les fameux Genépis, et si il n y a pas de Génépi autour de Couvet, Alors pourquoi cette émulation autour de cette boisson à la fin 18èm / début 19èm sur Couvet et alentours ? Et pas ailleurs, le long des Alpes Suisse ? Peut être une solution à trouver au niveau des taxes plus faibles sur cette région de la Suisse Prussienne, avant qu elle devienne un Canton ? + la proximité de la France ?
Ce message a été modifié par Muse De France - Feb 15 2011, 12:57 PM.
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Feb 15 2011, 01:34 PM
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Le génépi, c'est dans la vallée d'Aoste, dont je suis originaire (Italie) qu'on en fait un alcool.
L'absinthe, comme la sauge "officinale", c'est l'une des plantes officinales des plus efficaces. Elle pousse très bien sur des terrains calcaires, des graviers (éboulis des contreforts du Val-de-Travers), vallée de Pontarlier. Le terrain et l'altitude en font une plante de premier choix dans ces régions.
On s'en était sans doute rendu compte bien avant 1797. Et sans doute bien avant Paracelse né en 1493 ou 1494 dans le village d'Einsiedeln, un centre de pèlerinage, près de Zurich, en Suisse. Et autres botanistes suisse mondialement connus: De Saussure, De Candolle, etc. De l'absinthe, la déesse Artemis pourrait nous en parler... Pline l'ancien aussi. S'ils lisent ces lignes, qu'ils te contactent par le biais de ce forum.
Pour moi, l'alcool de vin, comme son nom l'indique, c'est de l'alcool obtenu en distillant du vin, comme le cognac. Pour le marc (ou la grappa), on distille les résidus du pressoir. Et ça sent la vinasse. Et ça va pas avec l'absinthe.
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Feb 16 2011, 02:52 PM
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A propos d'émulation autour de l'absinthe au Val-de-Travers au 18e siècle, il y a peut-être une réponse ici, quand on voit le pédigrée d'Abraham Louis Perrenod... potringueur (préparateur de remèdes, guérisseur)C'est un bouilleur de cru pas Ordinaire, pour faire un jeu de mot... 1ère génération d'absinthiers: Abram-Louis Perrenod Dit de Joratel ; baptisé 20.02.1735 aux Ponts-de-Martel; + 26. 01. 1811 à Couvet ; horloger et potringueur (préparateur de remèdes, guérisseur), puis bouilleur de cru à Couvet ; a laissé un livre de raison, intitulé "Livre d'essais et de remarques" et contenant en particulier une "recette d'extrait Dhabsinte"; oo 06.08.1763 au Locle à Susanne Esther Favre, du Locle, fille d'Abram, juge en renfort, et d'Anne Marie née Vuagneux, + 07.10.1817 à Couvet. Père de Henriette (* 16.12.1764 au Locle), Amélie * 29.08.1774 au Locle) et Henri-Louis (11). source: Société neuchâteloise de généalogie
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Feb 16 2011, 04:38 PM
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Citation (duvallon @ Feb 16 2011, 03:52 PM)  A propos d'émulation autour de l'absinthe au Val-de-Travers au 18e siècle, il y a peut-être une réponse ici, quand on voit le pédigrée d'Abraham Louis Perrenod...
potringueur (préparateur de remèdes, guérisseur) C'est un bouilleur de cru pas Ordinaire, pour faire un jeu de mot... C est sure qu'il avait le bon profil pour faire de l'Absinthe fin 18èm ! :-) Je suis totalement convaincu que l origine du produit vient de ce milieu dont je découvre le nom : Les Potringueurs ! Tu ne pense pas que la flore des Artémisias a pu changer dans ton environnement au début 19èm si il y a eu une surexploitation ?
Ce message a été modifié par Muse De France - Feb 16 2011, 04:50 PM.
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Feb 16 2011, 07:00 PM
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Le succès de Perrenoud dépend de la lecture appropriée: Citation 60g grande absinthe 20g gentiane 20g menthe 40g melisse 30g anis 30g fenouil 15g calamus
colouration avec 20g petite absinthe et 20g hyssop. Il n'y a rien savoureux dans ce produit. C'était une médecine et devrait être traité en soi. amer, âcre, faible louche, mieux servi avec du vin ou avec de l'eau sucré.
Ce message a été modifié par Boggy - Feb 16 2011, 07:02 PM.
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«Une constitution qui est faite pour toutes les nations n'est faite pour aucune.» Joseph de Maistre
"Mes amis, si j'avance, suivez-moi! Si je recule, tuez-moi! Si je meurs, vengez-moi!"-Henri du Vergier Comte de la Rochejaquelein
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Feb 16 2011, 10:01 PM
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yes ! Dans tous les souvenirs de médicaments quand j'étais gosse, c'est l'amer qui revient en tête/bouche. "c'est amer, mais c'est pour te guérir, mon enfant" - je parle de médics, pas d'apéros. Concernant la flore de la région Val-de-Travers, la chose notable qui a changé (je ne parle pas de l'industrialisation du19e siècle), c'est la disparition des ... cultures de chanvre. La région en était recouverte (au haut moyen âge). Fibre pour les cordes et les vêtements, huiles avec les graines. C'était le cas partout ou presque. Près de Dijon, il y a le village de Chenôve, dont le nom vient du chanvre et dont les habitants se nommaient Cheneveliers . Un ancien directeur de la TV suisse romande s'appelait "Chenevière", etc. Mais pour répondre à Muse de France, aucun endroit ne s'appelle Genepi au Val-de-Travers... Le plus haut sommet est à 1600 m. (Le Chasseron) et il y a un peu de flore alpine (basses alpes), en particulier des sabots de vénus. Rousseau, féru de botanique, avec écrit un bouquin (la botanique sans maître, je crois - voir google boks) pour une jeune femme de Môtiers, Isabelle d'Ivernois vers 1763-65. Il ne fait pas mention du Génépi (faut que je vérifie). Dans sa "description du Val-de-Travers, lettre au Maréchal de Luxembourg" (plusieurs dizaines de pages - voir google) nulle trace de genepi et... d'absinthe. Dans les Rêverie du Promeneur solitaire, 8e ou 9e balade, il mentionne La Robella / Le Chasseron. Mais il est plutôt impressionné par les rochers et les abimes. Il faut savoir que le Val-de-Travers était le point de passage entre la Bourgogne et le plateau Suisse, par les Gorge de l'Areuse. Les échanges commerciaux étaient nombreux. Les rouliers (ceux qui passaient avec des chars attelés) amenaient le sel de Salins (il existe une Vy Saunier (chemin du sel) entre Buttes et La Côte-aux-Fées / Val-de-Travers. Pas seulement du sel: des étoffes, des épices, sans doutes de l'anis et du fenouil, du vin, etc. Nos ancêtres étaient aussi commerçant et imaginatifs que nous. Et pas plus bêtes. Même moins... (ils ne s'abrutissaient pas devant le Juste Prix). L'absinthe (la plante) étant reconnue bonne pour l'estomac - depuis longtemps - , on en a fait un médicament. Puis on l'a adoucie /édulcorée avec l'anéthol de l'anis et du fenouil - le sucre était cher et rare à l'époque. Et Perrenoud / Perrenod / Pernod (ça vient de pierre), a flairé la bonne combine: un médicament combattant les maux d'estomacs, ouvrant l'appétit, un peu excitant / stupéfiant (effet de la thyuone), ça pouvait faire un apéritif à succès. Absinthe: opium du peuple.Même chose pour le coca-cola, pas mal stupéfiant au départ: (Extrait tiré du journal le Matin, de Lausanne): Citation LE COCA-COLA CONTIENT-IL DE LA COCAÏNE? Non: Aujourd’hui, on ne décèle pas la moindre trace de cocaïne dans le soda. Ce qui n’était pas le cas à la fin du XIXe siècle, rappelle l’historien Didier Nourrisson, auteur de l’ouvrage «La saga Coca-Cola» (Larousse, 2008): «A l’époque, trois verres produisaient les mêmes effets qu’une ligne de cocaïne. Mais dès 1906, le produit a été presque totalement décocaïnisé
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