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Couleur : jaune avec des reflets verts
Nez : odeur de génépi, la boisson, c'est amusant ce grand virage dans les arômes. Puis pontica. Un peu terreuse après ajout d'eau, dommage car le génépi s'efface.
Trouble : un peu trop léger, la couleur troublée rappelle certains batchs d'Emile 68 ou de Roquette, ceux où il fallait une trouble très lent avec de l'eau très glacée afin d'avoir quelque chose de correct.
Goût : dommage que ce goût terreux/résineux arrive en premier, et je suis assez sensible à ça, ça se retrouve dans quelques HGs fraîchement distillées, trop jeunes je suppose. une fois passé ce cap, on retrouve une note de génépi, de fraîcheur des plantes alpines, de petite absinthe très (trop) présente, et d'anis.
Final : manque de rondeur mais anis agréable. Note fraîche et mentholée en fin de bouche, pas d'amertume trop persistante.
Conclusion : j'aimerais voir ce même cocktail de plantes distillé en version grand alambic dans une distillerie pour voir ce qui ressort le plus. Ici on sent bien le côté alpin, mais j'aurais aimé plus de rondeur en bouche avec un bon fenouil gras. Essai très intéressant en tout cas, même si je préfère grandement le parfum de la grande absinthe, plus développé et long en bouche. Hugue disait que "sa coloration est loin d'être écrasante" et je suis assez d'accord avec ça, c'était un reproche global que je faisais aux absinthes de Boggy, là c'est moins lourd, plus frais, ça permet d'équilibrer la balance.
Note : l'ajout de sucre est à mon avis indispensable ici, il efface un tant soit peu le côté terreux et intensifie le côté alpin et mentholé, mais ce n'est que mon avis...
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"Boire une absinthe, c’est corriger l’eau vertement." A cette pauvre vieille coueste - ~1910
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