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Citation (Marc @ Feb 1 2012, 12:59 AM)
Après ce n'est que ma vision du cinéma, c'est comme un bon restaurant pour moi, je ne veux pas savoir comment ça a été fait en cuisine, je veux seulement déguster mon assiette
Ok , pour ce qui est du restaurant , pour avoir bossé un peu en restauration je peux te confirmer que des fois vaut mieux pas savoir comment ça a été fait ! (et c'est valable pour de bons restaurants aussi , après j'ai jamais bossé dans un 3 ou 4 étoiles non plus ) (c'est la que tu te rends compte que des fois tu manges mieux dans un petit bistro que dans un grand restaurant )
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Moi, j'aime bien savoir comment les choses sont faites. Tout ce qui se passe avant la sortie du film, c'est aussi celà, la magie du cinéma. Mais je ne regarde jamais les making-of avant de voir le film au moins deux fois. C'est comme quand je regarde un film de Jackie Chan, je regarde toujours le générique jusqu'au bout car il y a les ratés, les fous rires, les gamelles...
Si j'osais cette comparaison, c'est comme si tu buvais ton absinthe sans chercher à comprendre comment elle est faite, en te fiant uniquement à tes sensations visuelles, olfactives et gustative, sans te soucier de savoir si le produit est fabriqué en respectant la tradition et les normes de qualité des ingrédients. Car tout le monde sait très bien que les sens peuvent être leurés (voir les résultats des concours absinthiades).
Ce message a été modifié par libellule70 - Feb 1 2012, 01:46 AM.
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Ce message a été modifié par libellule70 - Feb 1 2012, 02:19 AM.
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Citation (Marc @ Feb 1 2012, 12:59 AM)
C'est bien de ça dont je parlais quand je disais que ça gâchait la magie du film. Je ne veux pas voir comment les acteurs se maquillent, comment les décors sont installés, comment les scènes sont cadrées, tournées et retouchées en post-production, comment les effets spéciaux sont réalisés, comment le réalisateur dirige ses acteurs, comment le directeur photo choisit ses plans, comment le scénariste écrit les scènes, comment le livreur de pizza nourrit l'équipe. Tout ça je ne veux pas le voir et c'est pour cette raison que je ne regarde jamais les bonus DVD. Quand je regarde un film je veux voir uniquement le produit fini, pas ce qui a été fait en amont, c'est un spectacle avant tout, les coulisses ne m'intéressent pas. Bon j'ai quand même regardé une fois ou deux un making of, dont celui du Titanic de James Cameron, quelle horreur de voir l'équipe de graphistes rajouter de faux personnages qui tombent du bateau ou de voir une coque entièrement numérisée se casser en deux. Après ce n'est que ma vision du cinéma, c'est comme un bon restaurant pour moi, je ne veux pas savoir comment ça a été fait en cuisine, je veux seulement déguster mon assiette
Quant à moi je suis partagé... Lorsque j'ai commencé à lire ta réponse j'étais entièrement d'accord avec toi, et puis ta comparaison avec le restaurant m'a fait douté, car évidemment (et j'ai bien conscience que c'est une obsession personnelle) j'aimerais savoir dans les détails comment est réalisé chaque plat qui se trouve devant moi... Je me suis aussi rendu compte que depuis que j'ai une meilleure compréhension et connaissance des procédés de fabrication d'une peinture, j'apprécie d'autant plus certains peintres, comme Velasquez qui ne m'émouvait pas plus que ça il y a à peine 5 ans et que je trouve maintenant fantastique. De la même manière pour la gravure, j'ai la chance d'avoir un ami avec une presse, et j'ai donc eu plusieurs occasions de faire de la gravure, je ne regarde plus du tout celles que je vois dans une expo comme avant.
Pourtant pour le cinéma c'est un peu différent, on est (pour la plupart des films) dans un art populaire, un art spectacle, et même si cette description n'est pas en accord avec le cinéma que j'aime, c'est la description de la majorité des productions cinématographiques actuelles. En ce sens, voir un making of c'est un peu comme apprendre le truc d'un magicien, ça enlève quelque chose plus que ça n'en rajoute. Je vois peut-être les choses différemment pour le cinéma car c'est mon métier, mais c'est vrai que j'aurai tendance à préférer ne pas voir de making of d'un film.
En gros mon avis est complètement paradoxal et pas forcément justifiable, mais je trouve la discussion intéressante
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Très intéressante oui, et je comprends ton point de vue pour le restaurant étant donné ta grande passion pour la cuisine
Concernant la peinture et gravure je n'ai aucune réelle connaissance en la matière donc j'en suis encore au stade du coup de cœur visuel, et d'autant plus dans le domaine de la photographie pour ma part, pas de peinture chez moi, juste des photos d'artistes pas connus achetées dans des petites galeries où aux artistes directement.
Citation
voir un making of c'est un peu comme apprendre le truc d'un magicien, ça enlève quelque chose plus que ça n'en rajoute
Voilà, excellente comparaison !
Lib, l'absinthe est un domaine un peu différent, il n'y a pas le boulot qu'il y a derrière un film ou un plat de grand restaurant, il n'y a pas la magie de regarder ou de déguster le résultat d'une équipe et d'un savoir-faire, ça ne procure pas le même spectacle et le même plaisir à mes yeux, ça reste des plantes, de l'alcool et de l'eau qu'on met dans un alambic en chauffe. Ok il y a la qualité des ingrédients, la recette utilisée et le savoir-faire du distillateur mais la comparaison s'arrête là pour ma part, je ne prends pas autant mon pied en buvant une absinthe chez moi, aussi bonne soit-elle, qu'en dégustant un bon plat dans un beau restaurant.
C'est très subjectif tout ça, chacun a sa vision de ce qui fait parti de la magie et du spectacle, de ce qu'il veut disséquer et comprendre, ou au contraire ne pas voir et laisser derrière la scène.
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Citation (Marc @ Feb 1 2012, 02:26 PM)
je ne prends pas autant mon pied en buvant une absinthe chez moi, aussi bonne soit-elle, qu'en dégustant un bon plat dans un beau restaurant.
Bah tu vois c'est marrant moi c'est exactement l'inverse je peux rester 2/3 heures à déguster une absinthe (je les préfèrent à température ambiante) , la préparer avec un goutte à goutte très lent et admirer les volutes se former pendant trente minutes et la je prends mon pied ; par contre au restaurant je me fait chier mais alors ! J'apprécie dix fois plus un bon repas (même un moyen repas) entre amis à la maison qu'un très on repas au restaurant , et j'apprécie dix fois plus une bonne absinthe qu'un bon repas , même si je ne crache pas sur un bon repas loin de la . Après je n'ai jamais mangé dans un "grand" restaurant , mais est-ce qu'on a besoin de manger dans un grand restaurant pour avoir goutté de la grande cuisine comme on dit ? Je pose la question à ceux qui en ont l'expérience , est-ce qu'il y a tant de différence entre un petit restaurant avec un bon cuisinier ou un bon traiteur et un grand restaurant ? Qu'est ce qui différencie les deux ? Je nage en plein inconnu la . Il faut peut être un certains goût une certaine éducation des papilles pour apprécier un grand repas , comme il m'a fallut un certain temps avant d'apprécier pleinement les très bonnes absinthes (et surement que j'apprendrais encore à mieux les apprécier) ?
Ce message a été modifié par le comte de lautreamont - Feb 1 2012, 04:59 PM.
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Citation (le comte de lautreamont @ Feb 1 2012, 05:54 PM)
Après je n'ai jamais mangé dans un "grand" restaurant , mais est-ce qu'on a besoin de manger dans un grand restaurant pour avoir goutté de la grande cuisine comme on dit ?
Bien sûr que non. De la grande cuisine on peut en manger dans biens des endroits, du petit trou dans le mur avec la grand-mère qui fait la même soupe depuis 40 ans dans un bled du Cambodge, à l'arrière boutique du fermier qui fait ses propres saucisses et les cuit à la perfection, en passant par le petit bistrot pas cher dont le chef passionné arrive à transformer des morceaux de viande à bas prix en mets succulents et bien sûr le pote qui a fait une bouffe, et parce qu'il a du talent, de la passion, de la chance ou du goût (ou les 4) à confectionné un repas mémorable !
Citation (le comte de lautreamont @ Feb 1 2012, 05:54 PM)
Je pose la question à ceux qui en ont l'expérience , est-ce qu'il y a tant de différence entre un petit restaurant avec un bon cuisinier ou un bon traiteur et un grand restaurant ? Qu'est ce qui différencie les deux ? Je nage en plein inconnu la .
Oui il y a bien une différence. La première est d'ordre purement "technique". Dans un grand restaurant il y a parfois presque autant de personnes en cuisine que de dîneurs. Donc lorsque Michel Bras crée une assiette comportant une quarantaine de légumes, herbes et fleurs, chacun d'entre eux cuit différemment, séparément et au plus juste, quoi que l'on pense de cette entreprise elle est irréalisable chez soi, et irréalisable dans la plupart des restos. Au delà de l'aspect fantaisiste que cela peut suggérer, les grands restaurants peuvent créer des plats d'une complexité incroyable, et donc (quand c'est réussi) d'une richesse incroyable. Un des plats qui m'a le plus marqué quand j'ai eu la chance de dîner chez Pierre Gagnaire fut le "Sablé de gambas de Palamos et crevette du Mozambique, salicornes et herbes sauvages ; bisque onctueuse au curry vert et à l'ail thaï." (oui j'ai une copie du menu... ) Ce plat avait tout, de la douceur presque sucrée des crevettes, du punch et de l'acidité de la bisque, le côté marin des salicornes, et le tout salé à la perfection, et c'est ça qui m'a le plus impressionné. Un seul minuscule grain de sel en plus aurait rendu cette préparation trop salée, immangeable, et pourtant avec ce degré de précision dans la quantité de sel, c'est comme si toutes les saveurs étaient démultipliées, tourbillonnantes.
Les grands restaurants peuvent faire cela, déjà parce qu'en général s'ils sont devenus grands c'est que leur chef a du talent, mais aussi parce qu'ils investissent plus d'argent pour tester les recettes, et surtout que si une assiette n'est pas parfaite elle sera recommencée à zéro.
Mais je ne veux pas donner à penser que seule la complexité d'un plat en fait sa qualité. Dans un bon restaurant quelque chose aussi simple qu'un steak avec une tomate poêlée sera fait avec le meilleur bœuf Wagyu, massé toute sa vie et nourri à la bière, et une tomate du potager personnel du chef (je pense à Alain Passard qui a plusieurs potagers à divers endroits de la France, et qui teste pour chaque légume quel est le lieu le mieux adapté à sa culture). Mais ça on peut aussi le trouver dans des restos plus humbles bien sûr. Si j'ai osé critiquer un peu Le Procope dans un autre post, c'est parce qu'il existe des endroits comme Chez l'Ami Jean, La Régalade, Le Paul Bert, etc... à Paris qui font de la nourriture simple, traditionnelle, peu chère, mais cuite, assaisonnée, pensée par de grands chefs. Après avoir goûté un vrai bon morceau de viande tendre, parfaitement rosé au milieu, parfaitement grillé autour avec une saveur musquée, on a du mal à revenir à de la viande pas trop mal, un peu caoutchouteuse mais pas trop non plus, un poil trop cuite mais ça passe... Tout comme après avoir goûté à de très bonnes absinthes on a du mal à revenir aux absinthes d'initiation. La libertine est loin d'être une mauvaise absinthe, je pense pourtant ne jamais en reboire un verre, et ne le regrette pas.
Citation (le comte de lautreamont @ Feb 1 2012, 05:54 PM)
Il faut peut être un certains goût une certaine éducation des papilles pour apprécier un grand repas , comme il m'a fallut un certain temps avant d'apprécier pleinement les très bonnes absinthes (et surement que j'apprendrais encore à mieux les apprécier) ?
C'est très juste, et très humble de ta part de dire cela. Un palais ça s'éduque de la même manière que l'œil s'éduque en regardant des œuvres d'art, du cinéma, que l'oreille s'éduque en écoutant de la musique... Seulement tout le monde n'écoute pas de musique, et tout le monde ne va pas au cinéma, mais tout le monde bouffe. Donc on a du mal à admettre qu'on puisse ne pas aimer quelque chose, ou ne pas en apprécier la subtilité par manque d'éducation, on dit "tous les goûts sont dans la nature"... alors que dans les autres domaines sus-cités on est souvent plus honnête en disant "ce n'est pas mon genre de musique..." ou "j'y connais pas grand chose à l'art, je ne comprends pas...".
Ceci étant dit, le meilleur moyen d'apprendre quoi que ce soit c'est de s'y intéresser, d'expérimenter par soi-même. Et puis sans vouloir tomber dans le mielleux, n'est-ce pas fantastique d'apprendre ? Moi j'adore découvrir des choses, et c'est vrai que depuis un certain temps ces "choses" sont essentiellement comestibles et si possible savoureuses
Après je rejoins ce que tu dis sur un autre post au sujet des choix à faire dans ses finances... chacun choisit où il veut dépenser son argent, je galère à payer mon loyer, mes charges et mes impôts en ce moment, mais ne regrette pas une seconde d'avoir dépensé 550€ pour dîner avec ma compagne en juillet dernier chez Pierre Gagnaire.
Mais on s'éloigne un peu du "parlons cinéma" là, non ?...
Un excellent film sur la bouffe : Tampopo :
Ce message a été modifié par Rio Yeti - Feb 1 2012, 08:24 PM.
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Excellent post Rio, je n'ai rien à ajouter
Bon si juste une chose : J'ai fait quelques étoilés avec un ami fin gourmet et dans certains cas nous avons plus appréciés un 1 étoile qu'un 2 étoiles (la comparaison s'arrête là car je n'ai pas encore fait de 3 étoiles hélas, lui si). Il y a même certains 1-2-3 fourchettes qui valent le déplacement d'ailleurs. Tout ça pour dire que certains étoilés se reposent un peu trop sur leurs lauriers et n'offrent pas la prestation qui va avec, comme par exemple le sommelier quasi absent ou encore la surenchère de petits mets (jusqu'à 7-8 dans un 2 étoiles que nous avons fait) afin d'en mettre plein la vue en oubliant l'harmonie et la cohérence d'un diner.
Petit aparté : mes beaux-parents ont dîné chez Loiseau du temps de son vivant, il parait que c'était divin !
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Revenons au cinéma !
Présumé Coupable ce soir. Tout le monde a entendu parler de la fameuse affaire d'Outreau. Ce film propose de la vivre, ou plutôt de la subir, du point de vue de l'huissier Marécaux accusé à tort. Un véritable déchirure judiciaire qui enrage et fait se rendre compte qu'on est peu de chose face à cette machine...
Citation
Le film raconte le calvaire d'Alain Marécaux - "l'huissier" de l'affaire d'Outreau - arrêté en 2001 ainsi que sa femme et 12 autres personnes pour d'horribles actes de pédophilies qu'ils n'ont jamais commis. C'est l'histoire de la descente en enfer d'un homme innocent face à un système judiciaire incroyablement injuste et inhumain, l'histoire de sa vie et de celle de ses proches broyée par une des plus importantes erreurs judiciaires de notre époque.
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J'ai mis du temps à voir ce film car je ne le sentais pas trop. Robert Pattinson, le beau gosse de Twilight, dans une comédie romantique, allons donc !
Remember Me
Le pitch ne me branchait pas plus :
Citation
Tyler est un jeune New-yorkais de 22 ans en rébellion contre sa famille et la société suite à un drame familial. Après une altercation avec un policier, il décide de se venger en séduisant la fille de celui-ci. Mais Ally se révèle être une jeune fille fragile et imprévisible dont il va tomber fou amoureux. Ce qui ne devait être qu'une plaisanterie cruelle se transforme vite en une histoire qui les marquera à jamais...
La bande-annonce, bof, encore une histoire d'amour sur fond de rébellion post-ado, déjà vu :
Bon c'est vrai qu'on assiste à une histoire d'amour sur fond de rébellion fils-père et fille-père, mais pas seulement, l'histoire de la petite sœur est très émouvante, elle comble les petites longueurs qui pointent leur nez par moment. On ne s'ennuie pas du tout à la finale, surtout que le colocataire est là pour apporter une pointe d'humour bien venue.
Puis arrive la fin, d'un audace déconcertante, rarement vue dans ce genre de comédie. Je n'en dirais pas plus, c'est à voir.
Et la musique n'est pas en reste...
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5 Oscars pour "The Artist" Meilleur film, meilleur acteur, meilleur réalisateur, meilleure musique, meilleurs costumes Jean Dujardin est le premier acteur français à décrocher l'Oscar du Meilleur acteur pour le film The Artist, tandis que celui-ci est le premier film non anglo-saxon à être primé meilleur film.
Ce message a été modifié par libellule70 - Feb 27 2012, 05:58 AM.
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